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Donnerstag, 27. Dezember 2007

revue de presse allemande du Monde sur la virée égyptienne de Sarkozy

"C'est en Allemagne que les commentaires sont les plus durs, confirmant la difficulté outre-Rhin à s'habituer à un président de la République française dont les comportements désarçonnent les Allemands, qui ont toujours eu le sentiment qu'il ne les portait pas dans son cœur. A l'unisson, la presse accuse le chef d'Etat de chercher une fois encore à se mettre en scène, souvent au préjudice de sa fonction. "Au lieu de se démener, comme le reste de la classe politique du pays, sur le pouvoir d'achat, les retraites ou les délocalisations, il s'en va le week-end à Disneyland", note le magazine de droite Focus dans son édition en ligne, qui décrit un président à la recherche de "trophées".

"Ehonté, irritant, narcissique", s'agaçait la Süddeutsche Zeitung dès le 21 décembre : "Ses prédécesseurs aussi aimaient le luxe. Chez Sarkozy, cependant, cela tourne vite au vulgaire." "Les Français ne peuvent que constater à quel point ce nouveau Napoléon est imprévisible", conclut le Berliner Zeitung du 24 décembre."

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-993788,0.html

Dienstag, 11. Dezember 2007

"inconfortable, mais bienvenue", die Zeit à propos de la visite de Kadhafi en France

Dans un article daté du 11.12.2007, die Zeit dresse un premier bilan critique de la visite de Kadhafi à Paris.
http://www.zeit.de/online/2007/50/gaddafi-sarkozy
Dès le chapeau, le ton est donné : "Der fünftägige Besuch des libyschen Staatschefs Muammar Gadhafi sorgt für Unmut in Frankreich, doch das kümmert den französischen Präsidenten Nicolas Sarkozy wenig. Ihm geht es vor allem ums Geschäft".
soit : "la visite de 5 jours de Kadhafi provoque la mauvaise humeur en France, mais cela intéresse peu le Président Sarkozy. Il s'agit pour lui avant tout de faire des affaires".
La visite du Président lybien n'a qu'une seule raison : permettre à de grosses entreprises francaises de signer des contrats, en échange de l'intégration de l'Etat ("non démocrate", "sans scrupules" dans le cadre de l'affaire des infirmiÈres bulgares) dans le concert international.
"Im Gegensatz zu Angela Merkel, die auch gegenüber schwierigen Partnern wie Russland oder China auf Menschenrechtprinzipien beharrt, scheint Sarkozy eher ein Anhänger der Außenwirtschaftspolitik à la Schröder zu sein."
"Au contraire d'Angela Merkel, qui a aussi persisté, face aux partenaires difficiles que sont la Russie et la Chine, à évoqué les droits de l'Homme, Sarkozy semble un partisan de la politique étrangère à la Schröder".
Après cette comparaison peu flatteuse, le journal, ironique et navré, ne montre aucun étonnement à la réception de Kadhafi, alors que Sarkozy fut le seul européen à féliciter Poutine pour son triomphe électoral.

Florian

Sonntag, 9. Dezember 2007

interview du ministre du Travail allemand dans la FAZ, 09.12.2007

Sous le titre "la CDU n'est pas le centre, elle le serait volontiers", Olaf Scholz, nouveau ministre du travail allemand après le retrait de Franz Müntefering, est interviewé dans la FAZ :
http://www.faz.net/s/Rub594835B672714A1DB1A121534F010EE1/Doc~ED861FFDF39234CFF8D69B4DC7B7F190B~ATpl~Ecommon~Scontent.html

Outre les considérations de politique intérieure que le MoDem d'Allemagne ne commentera pas, les derniers paragraphes retiennent toute l'attention, en confirmant ce que les démocrates d'Allemagne ont déjà observé : la grande coalition a permis une évolution des idées de chacun et la mise en place de réformes qui n'auraient pas été possibles dans une autre coalition (il cite le cas de la politique familiale).
La dernière phrase est éclairante, et devrait l'être pour nous autres francais :
"Große Koalitionen sind nichts für alle Ewigkeit, aber alle paar Jahrzehnte tun sie dem Land gut. Auch weil sie deutlich machen, dass politischer Wettstreit nicht mit unversöhnlichen Feindschaften zu tun hat, sondern dass wir alle daran zu arbeiten haben, unser Land voranzubringen."
soit : "Les grandes coalitions ne peuvent exister une éternité, mais de temps à autres permettent une amélioration dans le pays. Aussi parce qu'elles montrent que la compétition politique n'est pas l'oeuvre d'ennemis inréconciliables, mais que tous ont à travailler ensemble pour faire avancer notre pays."

Aucune citation ne saurait mieux résumer l'esprit démocrate et ce que nous voulons pour notre pays.

Samstag, 27. Oktober 2007

cours d'Histoire pour Sarkozy, FAZ, 21,10.2007

http://www.faz.net/s/RubDDBDABB9457A437BAA85A49C26FB23A0/Doc~E09F7F76121364285AC2503BC30E29C9B~ATpl~Ecommon~Scontent.html
Au jour de la lecture controversée dans les lycées francais de la lettre de Guy Môquet, la Frankfurter Allgemeine Zeitung se permettait le rapprochement avec son instrumentalisation politique de la Coupe du Monde de rugby.
Sarkozy voulit lier deux choses : victoire en Coupe du Monde de rugby avec entrée du vainqueur au gouvernement et célébration de la Résistance. Cela devrait être un grand moment pour le Président. Cependant, après la défaite contre les Anglais ("les Francais ont perdu une seconde fois la Guerre de Cent Ans"), s'est profilée la pire semaine depuis l'élection de Sarkozy : grèves, divorce, critique à l'entraineur de rugby et futur ministre (sous le coup d'une procédure pour "argent sale, travail au noir et fraude fiscale"), résistance des professeurs à la lecture de la lettre de Guy Môquet.
En comparant Laporte à un autre looser, Alain Juppé, la FAZ se demande pourquoi un perdant rentre au gouvernement.
En conclusion, la FAZ demande au Président de suivre un autre cours d'histoire : celui sur les "embûches liées à l'instrumentalisation du sport et de la Résistance". Dont acte.

Florian

Samstag, 20. Oktober 2007

La France en travaux, dans le Frankfurter Allgemeine Zeitung, 19.10.2007

http://www.faz.net/s/Rub7FC5BF30C45B402F96E964EF8CE790E1/Doc~E93F82B6FCD2540B1A0E459835401B039~ATpl~Ecommon~Scontent.html
Le rédacteur en chef de la FAZ, Günther Nonnemacher, montre en quoi la FRance est dans un chantier permanent de réformes depuis l'arrivée de N. Sarkozy au pouvoir : université, justice, fiscalité, désormais Sarkozy s'attaque à la réforme du système social et du marché du travail.
Sarkozy s'éloigne peu galamment ("in wenig galanter Form")en ce sens du chiraquisme, et ose entamer ces réformes longtemps repoussées. Il semble avoir l'opinion pour lui et a en face de lui une opposition "désorientée".
La question posée est celle-ci : les Francais sont-ils prêts à des coupes dans leur système social ? En ce sens, Sarkozy prend un lourd risque politique. Il est en première ligne sur tous les dossiers, et donc "ne peut qu'aller de l'avant, car des signes d'affaiblissement ou de pause seraient considérés comme un échec", car il a rompu avec les politiques précédentes consistant à utiliser le Premier Ministre comme fusible.
Désormais, libéré de ses soucis privés, il pourrait se consacrer encore plus à son ouvrage. Prochaine étape : réformer la constitution et "adapter le régime à sa stature présidentielle".

Florian

Samstag, 22. September 2007

Sarkozy : le vantard, dans Die Zeit, 20.09.2007

http://www.zeit.de/2007/39/Sarkozy
Jörg Lau nous présente l'image du Président Sarkozy tel que vu d'Allemagne en tirant un bilan de 4 mois : entre fascination, déconcertation et agacement croissant, d'autant plus après ses dernières sorties sur le rôle de la BCE, la guerre en Iran ou le nucléaire.
Les sorties de Sarkozy créent des fronts communs face à lui.
Lorsqu'il s'est fait reprendre par le ministre (social-démocrate) des Finances allemand à cause des déficits, a exigé de Merkel que celui-ci s'excuse : elle, habituée à "contrer froidement ces machos de politiciens de bravade" (kühlen Auskontern machistischer Bravado-Politiker) lui aurait conseillé de se plaindre directement.
Lorsqu'il critiqua le pacte de stabilité et la politique monétaire, Trichet et Juncker lui ont froidement recommandé de réformer chez lui.
Paradoxalement, son agitation renforce l'Europe en lui faisant serrer les rangs. L'Allemagne n'est officiellement pas irritée, mais en interne les critiques pleuvent contre cette politique étrangère et européenne, qui à des fins de politique intérieure lui a fait réclamer seul pour lui et sa femme la libération des otages bulgares en Lybie, et qui se profile maintenant comme l'ami intime des USA. Enième provocation pour les allemands, qui se demandent combien de temps le Tempo de la machine Sarkozy peut-il continuer ainsi.

Florian

Donnerstag, 20. September 2007

le portail franco-allemand : la propagande au service du Président

dans son édition du 19 septembre 2007, le site http://www.france-allemagne.fr/-Vu-sur-le-Net-.html
qui se veut représentant de la bonne visibilité de l'actualité franco-allemande, fait l'éloge flatteur de la réforme en France. En effet la volonté affichée par le Président francais de réformer a été saluée par le gouvernement allemand.
S'il est bien de montrer qu'une fois n'est pas coutume, le gouvernement allemand salue l'action de son homologue francais, il eut été plus objectif de présenter les critiques nombreuses émises par ce même gouvernement depuis juillet (Lybie, nucléaire, Iran, politique monétaire etc...).
Encore un signe de la non-neutralité des sites officiels ?

Florian

Mittwoch, 8. August 2007

Nicolas Sarkozy, Jeden Tag eine Schlagzeile, sur www.sueddeutsche.de du 26.07.2007

Ob Tripolis oder Paris, Nicolas Sarkozy setzt sich in jedes Rampenlicht. Manchmal ist das peinlich.


Ein Kommentar von Jeanne Rubner

Jeden Tag eine Schlagzeile - das war bereits die Devise des Innenministers Nicolas Sarkozy. Gelassener ist Sarkozy nicht geworden. Der französische Präsident wirkt hyperaktiv.

Seine Frau Cécilia schickt er nach Tripolis, termingenau zur Freilassung der libyschen Geiseln; nur einen Tag später tauscht er den Bruderkuss mit Muammar el Gaddafi in Tripolis.

Seine Minister lässt er im Wochentakt Gesetzespakete vorlegen - fast könnte einem schwindlig werden angesichts des Tempos der neuen Regierung in Paris. Aber welcher Regierung eigentlich?

Premier François Fillon verblasst im Glanz des mächtigen Präsidenten. Der Staat, das bin ich - scheint nun die tägliche Botschaft Sarkozys zu lauten. Droht Frankreich eine neue Art Monarchie?

Sarkozys Auftritt im libyschen Erpressungstheater war alles andere als eine diplomatische Meisterleistung. Dass er nun mit Gaddafi einen Atomvertrag besiegelt hat, ist Teil der französischen Tradition, Atommeiler in alle Welt zu verkaufen.

Gegen ein solches Geschäft aber spricht, dass Libyen immer noch eine Diktatur ist - wenigstens hat das Land den Kernwaffensperrvertrag unterzeichnet.

egitim wiederum ist gewiss, wenn der Staatschef einer Nation, die traditionell enge Bindungen zu Nordafrika hat, diese - in Absprache mit dem Rest Europas - weiterhin pflegt. Sein Vordrängeln in der Geiselaffäre jedoch zeugt von wenig Fingerspitzengefühl.

Aufmerksamkeit heischend setzte sich das Präsidentenpaar Sarkozy in Szene, nachdem andere EU-Politiker über lange Zeit im Stillen die Bedingungen für die Öffnung der libyschen Kerkertüren bereits ausgehandelt hatten. Das wirkt nur peinlich.

Wenn Sarkozy aber im Élysée das Tempo vorgibt, dann ist das richtig. Der Präsident weiß, dass er bald gemessen wird an seinen Versprechen, die Arbeitslosigkeit zu senken und die Kaufkraft zu steigern.

Sarkozy hat allen Grund zur Eile. Frankreich war jahrelang reformunfähig. Und Sarkozys Art zu regieren ist erfrischend ehrlich.

Laut Verfassung hat er fast unbeschränkte Macht, und er nutzt das. Sarkozy und Fillon versuchen erst gar nicht, dem Volk das Märchen vom Präsidenten vorzuspielen, der repräsentiert und vom Premier, der regiert.

Der Präsident schafft an, der Premier führt aus. Klare Verhältnisse also in Paris.

Sarkozys Vorgänger François Mitterrand und Jacques Chirac dagegen benutzten ihre Premierminister gern als Sündenböcke. Auch deshalb haben viele Franzosen das Vertrauen in die Politik verloren, die Krise der Politik war eine Krise der Präsidenten. Paradoxerweise ist es der tatkräftige Sarkozy, der sie beenden könnte.

Ebenfalls im Gegensatz zu seinen Vorgängern hat er Gewerkschaften, Bürgerinitiativen und Opposition eingebunden. Man mag das als politisches Kalkül abtun - schließlich weiß Sarkozy, dass er die Gegner seiner Reformen braucht, um Widerstand schon im Keim zu ersticken.

Doch die Umarmungsgesten im Élysée sind mehr als nur Taktik. Sarkozy überbrückt damit eine fundamentale Schwäche des französischen Systems.

Die Fünfte Republik hat die Franzosen politisch gesehen ins Kindheitsstadium verbannt. Weil ihre Abgeordneten kaum wirksam gegen die Regierung opponieren können, bleibt dem Volk wenig mehr, als den Protest auf die Straße zu tragen.

Es liegt in der Macht des neuen Präsidenten, Frankreichs Politik erwachsen werden zu lassen. Eine neue Verfassung, eine Sechste Republik, wird es auf absehbare Zeit zwar nicht geben, dazu fehlt die Mehrheit.

Doch Sarkozy hat bereits eine Menge Staub aufgewirbelt, der sich auf den Institutionen der Fünften Republik abgesetzt hatte. Jetzt muss er sein Versprechen einlösen, den Volksvertretern die Teilhabe zu gewähren, die ihnen in einer Demokratie zusteht.

Für den mächtigen Präsidenten bedarf es eines mächtigen Parlaments als Gegengewicht. Nur so kann Sarkozy auf Dauer seine ehrgeizigen Reformen legitimieren. Schlagzeilen alleine reichen nicht.

(SZ vom 26.7.2007)

Sarkozys Atomdeal mit Gaddafi erzürnt deutsche Politik, sur www.spiegel.de le 27.07.2007

"Rücksichtlos, nationalistisch, primitiv": Für seinen Atomdeal mit Libyen bezieht Frankreichs Präsident Sarkozy Prügel aus Deutschland - parteiübergreifend. Bush sei gegen ihn ein Waisenknabe, schallt es aus der SPD. Die Grünen ätzen, bald sei Staatschef Gaddafi wohl ein "lupenreiner Demokrat".

Passau - Mit seinen ersten Schritten auf außenpolitischem Parkett macht sich Frankreichs Präsident Nicolas Sarkozy in Berlin kaum Freunde. Seine Zusage für den Bau eines Atomreaktors in Libyen löst Empörung quer durch die Parteien aus.

Sarkozys Zusage sei "sicherheitspolitisch höchst bedenklich", erregte sich Grünen-Chef Reinhard Bütikofer in der "Passauer Neuen Presse". "Was Präsident Sarkozy an den Tag legt, ist rücksichtsloser, nationalistisch gefärbter Aktionismus." Es würde ihn nicht wundern, wenn Sarkozy demnächst über den libyschen Staatschef Muammar al-Gaddafi sage, dieser sei "ein lupenreiner Demokrat". Frankreich erleichtere mit seinem Schritt den "Griff nach Atomwaffen", kritisiert Bütikofer. "Zwar hat Gaddafi der Atomtechnik abgeschworen, aber wie glaubhaft ist ein Diktator?"

SPD-Fraktionsvizechef Ulrich Kelber wirft Frankreichs Staatsoberhaupt vor, er habe sich nur deshalb in die Verhandlungen zur Freilassung bulgarischer Krankenschwestern aus Libyen eingeschaltet, um der französischen Industrie Aufträge zu verschaffen. "Es ging ihm um Show und die primitive Durchsetzung seiner Interessen. Das kennt man sonst nur von Despoten, selbst US-Präsident George W. Bush ist dagegen ein Waisenknabe", sagte Kelber der "Passauer Neuen Presse". Atomtechnik nach Libyen zu liefern sei "ein völlig falscher Schritt". Selbst wenn Gaddafi nicht an Atomwaffen interessiert sei, wisse niemand, wer nach Gaddafi an die Macht komme. Zum vorgegebenen Ziel der Meerwasserentsalzung seien solarthermische Kraftwerke besser geeignet.

Der außenpolitische Sprecher der SPD-Fraktion, Gert Weisskirchen, betont in der "Berliner Zeitung", man solle dem libyschen Interesse, "aus der Schmuddelecke zu kommen und Anschluss an Europa zu finden", zwar pragmatisch begegnen. Dazu könne man aber andere Formen der Zusammenarbeit als die Lieferung eines Atomkraftwerks finden.

Der Libyen-Experte der SPD-Fraktion, Rolf Mützenich, kritisiert die EU-Kommission, die die Lieferung des AKW als eine bilaterale Angelegenheit Frankreichs und Libyens bezeichnet hatte. "Ich erachte das für unhaltbar, insbesondere deshalb, weil wir in der EU von einer gemeinsamen Außen- und Sicherheitspolitik sprechen. Da sollte die EU-Kommission schon selbstbewusst genug sein, darauf hinzuweisen, dass das eine Angelegenheit der ganzen Union ist", sagte Mützenich der "Thüringer Allgemeinen".

Kritik auch aus der Bundesregierung

Diese Sichtweise hatte zuvor bereits der Staatssekretär im Auswärtigen Amt, Gernot Erler (SPD), vertreten. Er widersprach der EU-Kommission, die die Vereinbarung als eine französische Angelegenheit ansieht. Der Regierung in Paris wirft er vor, mit dem Abkommen gegen deutsche Interessen zu agieren (mehr...). "Deutsche Interessen sind durch Siemens und den Standort Erlangen direkt mit betroffen", sagte er dem "Handelsblatt". Da beim Export von Atomtechnik auch europäische Sicherheitsinteressen berührt sein könnten, forderte Erler eine Konsultation der deutschen und der französischen Regierung. Das Geschäft über den Atomreaktor soll eine Tochtergesellschaft der staatlichen französischen Nuklearholding Areva abwickeln, an der Siemens mit 34 Prozent beteiligt ist.

Der Obmann der Union im Bundestag, Karl-Theodor Freiherr zu Guttenberg (CSU), schloss sich Erlers Kritik an. "Es wäre wünschenswert, wenn solche Schritte gesamteuropäisch abgestimmt werden", sagte er der "Passauer Neuen Presse". Frankreich habe den "Sorgen und Bedenken in Europa" über die Stabilität Libyens und angrenzender Region "keine Rechnung getragen".

Auch der Vorsitzende des Auswärtigen Ausschusses des Bundestags, Ruprecht Polenz, warnt Sarkozy davor, mit Alleingängen die Schlagkraft der EU zu schwächen. "Mein Eindruck ist, dass er an zu vielen Ecken gleichzeitig Aktivitäten entwickeln möchte", sagte Polenz. "Das ist in der Innenpolitik sicher auch erforderlich. In der Außenpolitik gehört allerdings die Abstimmung mit den europäischen Partnern dazu. Auch wenn die manchmal Zeit kostet, muss Frankreich daran gelegen sein, die gemeinsame europäische Außen- und Sicherheitspolitik zu stärken. Das wird durch solche Alleingänge nicht geschehen."

Hilfe ja - aber mit Atomkraftwerken?

Der CDU-Politiker äußerte sich skeptisch zum geplanten Atomabkommen. "Ich sehe das kritisch. Denn Libyen ist nach wie vor aus meiner Sicht ein Staat, der nicht stabil ist und der die Menschenrechte nicht respektiert. Das Land ist auf dem Weg zurück in die internationale Staatengemeinschaft, und dabei soll man Libyen helfen." Das müsse aber nicht gleich mit Atomkraftwerken sein.

Dagegen nannte Unions-Fraktionsvize Andreas Schockenhoff (CDU) die Kooperation eine logische Folge des Verzichts Libyens auf sein geheimes Atomwaffenprogramm im Jahr 2003. "Staatschef Gaddafi hat kein Interesse an neuen Sanktionen gegen sein Land", sagte Schockenhoff der "Berliner Zeitung". Libyen müsse eine Chance auf wirtschaftliche Entwicklung gegeben werden. Es müsse aber sichergestellt werden, dass sich das Programm ausschließlich auf die zivile Nutzung der Atomkraft beschränke.

Frankreich hatte sich am Mittwoch mit Libyen im Grundsatz auf den Bau eines Atomreaktors in dem nordafrikanischen Land geeinigt. Dieser soll Energie zur Meerwasserentsalzung liefern. Der konservative Sarkozy hat bereits in der Debatte um die Unabhängigkeit der Europäischen Zentralbank und um den Abbau der Staatsverschuldung für Zündstoff in der EU gesorgt.

phw/AFP/AP/Reuters/dpa/ddp